Cours Charlemagne : le maire du 2e part en guerre

Publié le 12/01/2021

Pierre Oliver se base sur un questionnaire retourné par les habitants, très majoritairement opposés à la piétonnisation du cours Charlemagne entre le quai Riboud et la rue Montrochet.

Le maire du 2e arrondissement devient un véritable adepte de la consultation écrite de ses administrés. A l’automne, après le week-end de piétonnisation « La voie est libre », Pierre Oliver avait fait distribuer 10 000 questionnaires dans les boîtes aux lettres de l’arrondissement. Plus d’un millier étaient revenus en mairie, très majoritairement pour tirer un bilan négatif de l’opération.

Il a récidivé avec le projet d’expérimentation de piétonnisation partielle du cours Charlemagne entre la rue Montrochet et le quai Riboud. Dans la foulée des travaux de prolongement du tram T2 jusqu’au centre commercial de la Confluence,  la Métropole a a en effet décidé de profiter de la situation pour que les voitures ne reviennent pas de sitôt. Les retours de ce test devraient être connus à la fin du printemps.

Pierre Oliver critique à la fois le fait que le site internet de concertation ne donne d’autre choix que la piétonnisation et… que tout le monde puisse y accéder pour donner son avis. Le maire a donc repris la même méthode que pour « La voie est libre » en faisant distribuer 9 000 questionnaires dans les boites aux lettres des habitants de la Confluence. 458 ont répondu avec un résultat sans appel : 71,3  % sont défavorables, 17% sont favorables et 11,7% n’ont pas d’avis tranché. Le maire parle donc de décision punitive pour les habitants dans un quartier selon lui déjà adapté aux mobilités douces. Une répétition générale avant la piétonnisation de la presqu’ile promise par la majorité ?

Commentaires

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Commentaires sur Cours Charlemagne : le maire du 2e part en guerre

  • Bernard dit :

    article « Cours Charlemagne : le maire du 2e part en guerre ».

    Rappel : bientôt, piétons et vélos pourront repasser sous la voûte ouest de Perrache, et la fréquence des trams sera à peu près doublée entre Perrache et le centre commercial de la Confluence avec l’arrivée du T2.
    La circulation automobile va baisser de facto (elle l’a déjà fait pendant les travaux).

    La piétonisation des abords de l’Hôtel de Région accompagnerait cette baisse, et sécurisera le sortie des voyageurs du tram vers le centre commercial.

    Une « guerre » pour 1500 m2 de surface de voirie enlevée ou pas aux voitures, ça montre peut être l’inutilité des arrondissements, étant donné que la Loi ne leur donne guère que « le pouvoir de rouspéter ».