Perrache, deux fois percée

Publié le 29/06/2018

Dès lundi, la voûte ouest de Perrache sera fermée à la circulation. Elle sera réaménagée pour la rendre aux modes doux. Côté Est, un passage sous les voies ferrées est percé pour un nouvel accès aux quais depuis la place des Archives.  

Sus au « blockhaus ». Roland Bernard, élu et hôtelier basé à Charlemagne, se réjouit de voir le « mur de la honte » sur le point d’être percé. Il a exprimé son enthousiasme ce vendredi lors d’une conférence de presse présentant les travaux qui commencent dès lundi. A l’issue du chantier, le verrou de Perrache ne va pourtant pas complètement sauter ni la Confluence se fondre dans la Presqu’île. Mais des améliorations seront données…

Voûte ouest

Comme attendu, la voûte ouest, qui relie la place des Archives à la place Carnot, sera fermée à la circulation automobile. Des travaux s’engagent pour la rendre uniquement piétonne et cycliste d’ici à l’été 2020. Les vélos emprunteront un double sens de 4 mètres de large. En lieu et place de l’actuel tunnel de 280 mètres de long, on trouvera deux passages souterrains successifs de 120 mètres chacun, interrompus par une traversée à ciel ouvert. Cet aménagement est l’occasion d’un nouvel accès au métro, via cette voûte.

@Jérémy Mathieu

Accès aux quais depuis un tunnel

Côté Est, un chantier est déjà engagé : le percement d’un tunnel d’accès aux quais depuis la place des Archives, sous les voies, avec rampes et ascenseurs. Il s’agit d’une nouvelle entrée pour les voyageurs, à proximité de l’université catholique, disponible mi-2019. Un commerce sera installé sur la place. Les escalators de la place des Archives n’ont plus de raison d’être et seront supprimés. Des ascenseurs permettront toutefois à celles et ceux qui le souhaitent de rejoindre la passerelle de la gare puis le centre d’échanges.

 

Tramway T2 jusqu’à Montrochet

A la faveur de ces travaux, un nouvel espace piéton va se dessiner au sud de la place des Archives, jusqu’au cours Suchet où seuls les deux roues, les véhicules de livraison et les riverains seront autorisés à circuler. Ces changements vont de pair avec le prolongement de T2 jusqu’à Montrochet, d’ici à la fin 2020, ce qui garantira une fréquence d’un tram tous les 2 à 2,5 minutes aux heures de pointe, entre la Confluence et Perrache.

Comme l’a rappelé David Kimelfeld, président du Grand Lyon, « il faudra finir le travail ». La reconfiguration du centre d’échanges est ainsi étalée sur deux mandats. Après 2020, il s’agira de rendre la gare beaucoup plus accessible depuis la place Carnot. Et cette fois, ce sont les escalators de la place Carnot qui en feront les frais…

Circulation routière

Pour aller du sud au nord, les voitures ne pourront plus emprunter la voûte ouest. Il leur faudra soit prendre le quai Rambaud et passer sous le pont Kitchener, en bénéficiant de nouvelles voies, soit remonter la rue Delandine et prendre la voûte Est.

 

 

Commentaires

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Commentaires sur Perrache, deux fois percée

  • Antoine dit :

    Supprimer Goldorak ( escalators) ok ! Mais quid des escaliers bien utiles si réaménagés ?

  • Bernard G. dit :

    Bonjour,

    Effectivement, ce n’est pas clair.
    Il y a encore un an ou deux, il était prévu que les escaliers du « goldorak » soient reconstruits latéralement, en étant parallèles aux voies ferrées pour descendre vers le futur petit bâtiment Sncf de la Place des Archive.
    Pas sûr que cette option – qui n’est plus représentée dans les derniers visuels de la SPL ou de la Sncf – soit maintenue ?

  • fabien dit :

    Une précision : des ascenseurs permettront à celles et ceux qui le souhaitent de rejoindre la passerelle de la gare puis le centre d’échanges. Mais les escalators sont bien supprimés.

  • Bernard G. dit :

    Merci de la précision.

    Finalement, le plus « sale coup » porté à la proposition initiale de l’urbaniste Gérard Pénot (Atelier Ruelle), c’est le refus de la Sncf de voir ses deux souterrains historiques prolongés sous le parvis NORD de la gare pour déboucher directement sur la place projetée entre celle-ci et le Centre d’échanges.

    Quand au prolongement du T2 jusqu’à l’Hôtel de Région (et pas seulement à Suchet), il a fallu batailler pour enfin convaincre le Sytral et la Métropole que c’était nécessaire, tout de suite (et pas dans une phase ultérieure de travaux).