photo : Pierre-Antoine Pluquet

Véronique Sarselli relancerait le métro E

Publié le 19/01/2026

En 2021, les écologistes avaient stoppé le projet de métro E (Alaï/Bellecour) qui avait fait l’objet d’un grand débat public, remplacé par tramway express de l’ouest lyonnais (Teol Alaï/Jean-Macé). Si Véronique Sarselli (LR) devenait présidente de la Métropole, elle abandonnerait Teol qui a reçu le feu vert de l’enquête publique… pour concrétiser le métro E ! L’annonce a été faite ce lundi. 

« Les études sont faites, la concertation est faite », a souligné la maire de Sainte-Foy à propos du métro E. Resterait à lancer l’enquête publique puis les appels d’offre. Le projet, estimé à 1,2 milliard en 2019, avait été réévalué par le Sytral à 1,5 milliard en 2021. A plus long terme, l’élue envisage une « dorsale est-ouest » avec un prolongement de cette ligne souterraine vers la Part-Dieu et l’est lyonnais… jusqu’à l’aéroport. Michel Le Faou, soutien de Véronique Sarselli, imagine cette extension pour partie en aérien, invoquant la saturation future de T3 qui cohabitera avec le tram vers Crémieu concrétisé par la Région. 

Parmi les autres annonces de ce lundi, Véronique Sarselli a insisté sur l’importance de faire avancer le Service express régional métropolitain (Serm) ferroviaire avec la Région et de developper les parkings-relais. En plus de l’abandon de Teol (800 millions), le plan de modernisation des métros prévu par la majorité actuelle serait réduit à 1,5 million. En revanche, T8 (La Soie / Gare de Venissieux) serait bien réalisé.

Commentaires

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Commentaires sur Véronique Sarselli relancerait le métro E

  • FORGE Christian dit :

    Quelques décennies en tant que citoyen/contribuable/électeur m’ont vraiment fait voir toutes les configurations possibles en matière de programmes pour les municipales.
    Mais cette année, la candidate de droite y va fort :
    .si le métro E est fait, et vu son coût, que restera-t-il pour financer le projet de tram vers Caluire-Rillieux, zone tout aussi prioritaire, et desservie depuis des décennies par des bus dépendants de la circulation ? Question égalité de traitement, le compte n’y est pas.
    .les projets de modernisation des métros existants (rames nouvelles et plus nombreuses, nouveaux systèmes d’automatisation de conduite, portes palières pour la A où se produisent 50% des problèmes sur les voies, nouvelles voies pour le C vers le terminus de Cuire) vont-ils eux aussi retourner dans les cartons ?
    .dans ses projets aussi : la remise en cause du projet engagé « ouvrons Perrache » qui donnait une seconde jeunesse à ce centre vieillissant, mais qui restait une connection performante de plusieurs moyens de transport ; et que va dire l’entreprise qui a commencé à le réaménager ?
    .rive droite du Rhône : cet axe primordial ne peut-il pas être humanisé, végétalisé, rendu plus accueillant, un peu à l’image des berges de l’autre côté, tout en gardant 2 voies de circulation de chaque côté, sans pour autant tout envoyer par-dessus les moulins ?
    .le méga-tunnel est-il vraiment envisageable ? qui va le financer ? en quoi ce projet est-il forcément concomittant de la démolition du Centre d’échanges de Perrache ? que disent les études géologiques à ce sujet, la Presqu’île étant une zone particulièrement fragile, avec une nappe phréatique affleurant la surface, aux sous-sols pas toujours très stables, et qui d’un seul coup verrait tomber le Centre d’échanges, dont l’architecte lui-même a dit que c’était une construction tectonique qui se tenait de tous les côtés, et que la démolir soulevait un risque majeur de déstabilisation du lieu ?
    On a l’impression, à la lecture de ces projets, que l’on ne fait pas « pour », mais « contre » les prédécesseurs, d’un point de vue idéologique qui n’augure pas d’une situation apaisée au Conseil municipal, ou au Conseil de la Métropole.
    La force des maires Lyonnais, depuis des décennies, de quelque bord qu’ils étaient, a justement été, à de rares exceptions (il en faut bien), de mandat en mandat, de ne pas tout bazarder de ce qu’avait fait ou engagé le prédécesseur.
    Touche personnelle, revisite partielle des projets, aménagements dûs aussi parfois àl’évolution des besoins, au coût, chaque maire prenait la suite sans volonté violente (ce qui semble être le cas pour 2026) de renier tout l’héritage. Dommage, vraiment : depuis de très nombreuses décennies, depuis au moins Edouard Herriot, maire de 1905 à 1957, la « modération Lyonnaise » était quasiment devenue un mantra politique. Dommage, vraiment dommage.