Part-Dieu : Comment la Métropole va traiter la verrue de la gare

Publié le 05/10/2025

L’immeuble B4, à côté de l’entrée de la gare, jure un peu dans cet ensemble tout neuf, inauguré en septembre.

Au milieu de la nouvelle scénographie de la Part-Dieu, on ne voit que lui. Vestige archéologique remontant à 1983, le B4 n’a pas été encore démoli. Un cofinancement
entre la Région et la Métropole devait permettre sa disparition, pour ériger un bâtiment neuf prolongeant la casquette du bâtiment-gare et une construction de deux étages. Mais Auvergne-Rhône-Alpes n’a pas suivi, estimant qu’il s’agissait davantage d’une opération d’urbanisme que du hub multimodal pour lequel la collectivité s’était engagée ; 16,5 millions d’euros ont ainsi été perdus.
À présent que la place est inaugurée, le statu quo n’est pas tenable. La Métropole songe à une consultation pour confier un nouveau programme à un opérateur. Parmi les éléments du cahier des charges, la prolongation de la casquette et un élargissement du hall en rez-de-chaussée. À côté des commerces, au-dessus des bureaux. Une réhabilitation est-elle possible ? Peu probable, dit-on. L’immeuble est aujourd’hui propriété de la Métropole et de la SNCF. Le raser pour ériger un nouveau bâtiment entrainerait, après recettes, une charge de 50 millions.
Il faudrait donc faire un bâtiment plus haut que prévu pour compenser cette perte. “Quand les écologistes sont arrivés aux responsabilités, ils avaient deux ennemis : le
tertiaire et la hauteur”, ricane Michel Le Faou. L’État se serait engagé à apporter 5 millions. La SNCF consentira-t-elle un geste, alors que le rez-de-chaussée servait à agrandir un peu le hall ? “Il peut y avoir une contribution s’il y a une extension de la gare”, admet-on du côté de l’opérateur ferroviaire.

« Part-Dieu : les projets de 2030 » : un dossier à retrouver dans notre dernier numéro, en vente chez les marchands de journaux.

Commentaires

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Commentaires sur Part-Dieu : Comment la Métropole va traiter la verrue de la gare

  • Aurore Kasneh dit :

    Dans les années 80, la SNCF ne voulait pas de nouvelle gare et se contentait de Perrache/Brotteaux. On connait la suite ! En 1983 ouvrait Lyon Part-Dieu et bientôt ses 30 millions de passagers (idem la gare de l’est à Paris)

  • takeshi dit :

    En 2026, les électeurs.trices vont soigner la vérrue municipale !

  • Auto Kasneh dit :

    Vive le tertiaire et la hauteur” En 2026, retour de quelques projets IGH !

  • takeshi Lara dit :

    La question serait plutôt comment les electeurs.trices vont-ils traiter la verrue écologiste !

  • ANNA ROLE dit :

    Pour l’équlibre archititectural, il serait plus que nécessaire de trouver un solution pérenne.

  • Roa dit :

    Aux USA, Rudy Guiliani, membre du Parti républicain, a été maire de New York de 1994 à 2001 prônant la tolérance zéro, Il a fait suite au 2 maires démocrates non réelus et en 10 ans NYC a récupéré sécurité et propreté. CQFD !

  • FORGE dit :

    04.01.2026. Au-delà des divergences politiques (on ne peut s’empêcher d’y penser), il est dommage que la gare de la Part-Dieu ne soit pas l’objet d’une entente neutre entre entre toutes les collectivités en charge des transports. C’est ce qu’attend le citoyen/contribuable/voyageur, non ?
    En attendant cette hypothétique réconciliation (les prochaines élections vont peut-être rebattre les cartes) la Métropole doit envisager, pour rendre cette opération solvable, une augmentation des hauteurs, même si en 2020, lors de l’arrivée des Verts, le dogme des « 50 mètres pas plus » a coupé la tête au projet de tour de la société DCB (qui construit actuellement le M+ rue Garibaldi), et mis au fond des tiroirs tout autre projet d’IGH. D’ailleurs, les déclarations récentes de certains élus Verts, et pas des moindres, laissent penser qu’un dogme, ce n’est pas éternel…
    Mais Lyon a semble-t-il raté la construction d’une tour de plus de 200 mètres, avec observatoire pour les touristes et même un « pas dans le vide », comme en voit dans le Grand Canyon…
    Il est donc impératif que cette gare, en travaux depuis plus de 10 ans, voit s’éclaircir son environnement, avec des constructions qui seront les bienvenues : bureaux, crèche, logements de qualité mieux isolés que leurs prédécesseurs, et commerces en rez-de-chaussée, comme c’est le cas désormais dans tous les projets de ce quartier. Sans oublier, conséquence accessoire mais pas anodine, la fermeture de l’espace intérieur actuel, quasiment fermé sur 4 côtés, sombre, sale, squatté, insécure, lieu de tous les trafics, qui n’a sûrement pas amélioré la valeur des logements environnants.
    Et si le « prix » à payer pour clore cet interminable chapitre doit être de construire à 55, 60, 70 mètres…
    La demande de logements ne faiblit pas et les recherches d’espaces de travail, même si elles ont évolué avec le Covid, sont toujours présentes : ce lieu central, unique à Lyon, doit continuer d’assurer sa fonction de second pôle d’affaires de France après la Défense à Paris. L’attractivité de Lyon passe par lui.

  • prosta dit :

    La verrue ne disparait toujours pas. Par contre le chancre s’étend jusque en 32 !