De la logistique urbaine fluviale sur le Rhône en 2022

Publié le 04/10/2021

Suite à un appel à projets, VNF et CNR ont retenu la candidature d’Urban Logistic Solutions (ULS) pour de la logistique du dernier kilomètre entre le port Edouard-Herriot et le pont Morand puis en vélos cargo à assistance électrique en cœur de ville.

C’est peut-être le chainon manquant entre l’hôtel de logistique urbaine qui doit ouvrir en 2023 au port Edouard-Herriot et le cœur de Lyon. Urban Logistic Solutions (ULS) vient d’être désigné lauréat de l’appel à projets lancé par VNF (Voies navigables de France) et CNR (Compagnie nationale du Rhône) sur la logistique urbaine fluviale.

A partir du printemps 2022 normalement, ULS va avoir d’un côté une base arrière au port Edouard-Herriot avec grue et entrepôt pour charger un bateau de 40 tonnes (20 mètres de long environ) et de l’autre une grue pour décharger sous le pont Morand – où il y aura un petit espace de stockage – et permettre à une flotte d’une dizaine de vélos à assistance électrique de livrer marchandises et colis aux magasins et restaurants dans un périmètre d’environ huit minutes. C’est-à-dire de Perrache aux Pentes de la Croix-Rousse en passant par une partie du 6e arrondissement. Le bateau transportera ainsi quotidiennement l’équivalent de 50 camionnettes. Au retour, il devrait remporter des déchets (papiers, cartons).

Malgré la rupture de charge, un gain horaire est espéré par rapport aux voiries de plus en plus encombrées. Mais c’est surtout la fiabilité du temps de parcours (et certainement son adaptation à la zone à faibles émissions) qui va intéresser les professionnels. Si le bateau se déplacera pour le moment au diesel, ULS s’engage à évoluer vers une flotte décarbonée à horizon 2025-2026.

En attendant les ponts Wilson et Lafayette

VNF prend à sa charge les quelque 100 000 euros de dragage. De son côté, ULS va investir au total 5 millions d’euros dans les infrastructures (entrepôt et grues) pour un contrat prévu sur quinze ans. A échéance d’une décennie, le transporteur espère passer sur des bateaux de 122 tonnes effectuant deux rotations quotidiennes.

Jusqu’ici, Rhône et Saône étaient surtout utilisés pour les charges lourdes. Outre la déchetterie fluviale, les extractions du percement du tube modes doux du tunnel de la Croix-Rousse sont partis par les eaux, tout comme actuellement les gravats de la déconstruction du parking du quai Saint-Antoine.

L’arrivée d’ULS n’est toutefois que la première brique d’un système plus vaste. Dans l’appel à projets, des candidats ont en effet montré leur intérêt pour les ponts Wilson et Lafayette, également en jeu. Un travail de consolidation des modèles proposés devrait permettre de désigner des lauréats sur ces deux entités d’ici la fin de l’année.

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