ZFE : c’est parti pour cinq mois de concertation

Publié le 04/09/2021

Quels véhicules seront exclus de quelles zones et à quelles échéances ? Réponse au printemps prochain pour un début d’application en juillet 2022.

On connait l’objectif ambitieux de la majorité métropolitaine : la sortie du diesel en cœur d’agglomération d’ici 2026. Reste à définir les périmètres concernés – notamment celui de ce fameux cœur d’agglomération – et le calendrier des étapes pour y arriver. Sans oublier les dérogations possibles et les mesures d’accompagnement souhaitables. C’est le vaste objet de la concertation qui vient de s’ouvrir et ce jusqu’au 5 février 2022.

Au programme : réunions publiques, ateliers, questionnaires, expérimentations, possibilités de contributions ou site internet (jeparticipe.grandlyon.com). La réunion d’ouverture est programmée le 20 septembre. Un panel représentatif d’une trentaine de citoyens doit également être constitué. Après un temps de formation, ceux-ci pourront notamment choisir des experts à auditionner pour ensuite formuler des avis.

369 000 voitures concernées

Si aujourd’hui la zone à faibles émissions (ZFE) concerne les parties de Lyon, Villeurbanne, Bron et Vénissieux à l’intérieur du périphérique ainsi que Caluire, il s’agit de déterminer si ce périmètre va évoluer ou non pour l’extension du dispositif d’exclusion aux véhicules particuliers (non classés et vignettes Crit’Air 5) en juillet prochain. C’est certainement ce même périmètre qui sera considéré comme le cœur d’agglomération et dont les véhicules à vignettes Crit’Air 4, Crit’Air 3 et Crit’Air 2 seront progressivement exclus d’ici 2026. Un second périmètre, plus vaste et moins excluant pourrait parallèlement voir le jour.

Si le but de cette concertation est également de mieux faire accepter les restrictions qui s’annoncent, la Métropole verse d’ores et déjà des pistes de mesures d’accompagnement au débat. Outre les alternatives à la voiture individuelle dont l’exécutif veut « désintoxiquer » les citoyens (transports en commun, vélo, covoiturage…), un service de conseil en mobilité va voir le jour pour tout un chacun, des solutions facilitant l’acquisition d’un véhicule moins polluant (micro crédit, garantie d’emprunt…) vont également être développées. Reste enfin à préciser l’étendue des dérogations, notamment sur critères sociaux.

L’enjeu est de taille car si avec le renouvellement « naturel » de 6 à 7  % des véhicules chaque année fait que pour un tiers du parc il ne devrait pas y avoir de soucis, demeurent tous les autres. A horizon 2026, une restriction étendue à l’ensemble des véhicules Crit’Air 2 et plus représente au total 369 000 voitures particulières et 100 000 poids-lourds.

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