photo de Pierre-Antoine Pluquet

Le Grand Lyon annonce 3,6 milliards d’investissements d’ici à 2026

Publié le 25/01/2021

Le président du Grand Lyon, Bruno Bernard, a présenté ce lundi la programmation pluriannuelle d’investissements de la Métropole. 

Moins détaillée mais plus politique que la précédente de 2015 : la programmation pluriannuelle (PPI) du Grand Lyon a été dévoilée et votée ce lundi. Ceux qui attendaient un inventaire précis des réalisations des cinq prochaines années en seront pour leur frais. Le président Bruno Bernard (EELV) a donné les enveloppes, par grands postes, d’un projet placé sous le signe de la transition écologique et de la solidarité et s’élevant à 3,6 milliards d’euros. « Une annexe aurait été utile car, en toute naïveté, j’ai cru que vous n’aviez aucun projet concret pour ce territoire », a moqué Michel Le Faou, qui voit dans cette PPI « une philosophie pluriannuelle des investissements ». Gérard Collomb a relevé qu’il avait présenté en 2015 un document détaillant « 1175 projets » à venir. « Des centaines n’ont pas été faits. Et certains d’entre eux étaient déjà la PPI de 2008 », lui répondra, grinçant, Bruno Bernard. « Vous avancez masqué pour une raison simple : vous voulez faire voter une PPI imprécise pour ensuite avoir les mains libres et décider sans concertation », a accusé Philippe Cochet (LR), maire de Caluire.

« un déni des territoires et des maires »

Floue, la feuille de route est aussi plus politique. En 2015, toute l’assemblée avait voté pour, à l’exception de deux voix qui s’étaient abstenues. Cette fois, toutes les oppositions ont voté contre (celles de Gérard Collomb, de David Kimelfeld et de la droite). Nicole Sibeud (groupe Collomb) voit dans la PPI « un déni des territoires et des maires ». Si l’amendement proposant des contrats de territoire liant la Métropole aux communes a été refusé, « un temps d’échange » avec les édiles est engagé, sous la férule d’Hélène Geoffroy, maire de Vaulx-en-Velin.

La rue Garibaldi pas finie en 2026

A l’occasion de la conférence de presse, Bruno Bernard ne s’est pas beaucoup plus étendu. Il a répondu à sa façon, en recensant les premières mesures adoptées : nouvelles pistes cyclables jaunes, encadrement des loyers, piétonisation en cours devant les écoles. Il a rappelé les engagements déjà pris : le passage en régie publique de l’eau, les 25 km de tramway desservant trois quartiers politique de la ville, un futur réseau express vélo (dont le tracé reste à déterminer), un revenu solidarité jeunes (10 millions d’euros), la construction de 5000 logements sociaux et 1000 autres en accession abordable via l’organisme de foncier solidaire – un rythme atteint en fin de mandat -, la construction de 5 collèges, le doublement de la prime Ecorenov et le renforcement de la zone de faible émission visant notamment à l’interdiction des diesels à horizon 2026 (mais des exemptions devraient être consenties).

Une brigade des logements va être mis sur pied au 2e semestre 2021, qui commencera par traquer les logements vides et insalubres avant de vérifier le niveau des loyers. En matière d’urbanisme, les nouvelles grosses opérations seront aux Gratte-Ciel, à la Saulaie, au Vallon des Hôpitaux et à Grandclément notamment. Béatrice Vessiller, vice-présidente à l’urbanisme, a annoncé plus de logements abordables (intégrant du logement participatif), plus d’activité productive et moins de bureaux. Bruno Bernard a soufflé que la rue Garibaldi continuerait à être réhabilitée, mais ne serait probablement pas achevée en 2026.

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