Présidence du Sytral : élection expresse de Bruno Bernard

Publié le 07/09/2020

Seul candidat, le président de la Métropole a été élu à la tête du syndicat des transports en commun sans même que les conseillers passent au vote.

Ce fut une séance rondement menée. Présidence du Sytral ? Un seul candidat, Bruno Bernard, élu sans vote. Les vice-présidents ? Un candidat par poste. Jean-Charles Kohlhaas (vice-président délégué), Philippe Meunier (premier vice-président), Pascal Ronzière (deuxième vice-président), Daniel Valero (troisième vice-président), Patrice Verchère (quatrième vice-président), Damien Combet (cinquième vice-président) et Béatrice Vessiller (sixième vice-présidente) ont également été élus sans vote.

Dans cette machine bien huilée, le maire de Limonest Max Vincent a failli joué les grains de sable chantres de la démocratie en présentant sa candidature au bureau Sytral. Voilà qui faisait dix postulants pour neuf postes. Il l’a finalement retirée quand il a vu les proportions que prenaient un scrutin à bulletin secret qui n’avait pas été anticipé. Ont donc été élus (sans vote) Fabien Bagnon, Valentin Lugenstrass, Blandine Collin, Hélène Geoffroy, Joëlle Percet, Cédric Van Styvendael, Marie-Christine Burricand, Michèle Vullien et Christophe Quiniou. Même chose pour les délégations de gestion au bureau exécutif ou la commission d’appel d’offres. Le tout a été bouclé en une heure montre en main avant le prochain comité syndical programmé pour le 21 septembre.

Métro E jusqu’à la Part-Dieu guère plus cher

Dans son discours d’élection, Bruno Bernard a expliqué qu’il a tenu à présider le Sytral car « les mobilités sont un enjeu essentiel pour nos territoires (…) Notre priorité est bien de proposer une alternative solide, crédible et efficace à la voiture individuelle ». Pour ce faire : un investissement sur le mandat porté à 2,5 ou 3 milliards d’euros (1,1 dans le dernier mandat), +20 % d’offre de bus d’ici la mi-mandat, 60 km de nouvelles lignes fortes en BHNS et en tramway (tram T6 nord, tram Part-Dieu – Bellecour, ligne A8 de rocade à l’Est), télécabines à commencer par la ligne Francheville, Sainte-Foy, Lyon, le réseau express métropolitain (RER à la lyonnaise), un plan métro sans ligne politique mais où « l’intérêt général doit prévaloir » après un débat public.

A ce propos, en faisant le bilan de son mandat à la tête du Sytral (2017-2020), Fouziya Bouzerda soulignait le matin même que le projet de ligne E du métro d’Alaï à Part-Dieu pourrait drainer 150 000 voyageurs / jour contre 50 000 à 75 000 si la ligne s’arrêtait à Bellecour. Le coût estimé n’étant pas très différent : 1,3 milliard d’euros contre 1 à 1,2 dans la première épure. De quoi alimenter le débat entre les tenants de cette création à l’Ouest et ceux de la prolongation de la ligne B à Rillieux, de la ligne D dans le quartier de l’Industrie et de la ligne A à l’Est.

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