C’est parti pour les écologistes et la Gauche unie

Publié le 04/06/2020

Sans surprise, les listes de Bruno Bernard, Renaud Payre et – à Lyon – Nathalie Perrin-Gilbert ont fusionné pour le deuxième tour des métropolitaines. Un accord qui vaut également pour les municipales à Lyon. 

Au deuxième tour des élections métropolitaines, le contraste s’accentue entre les concurrents. Sur le fond comme sur la forme. Après le rapprochement Collomb-Buffet annoncé dans la salle bondée d’un grand hôtel, les écologistes ont pris leurs quartiers sur une friche industrielle temporairement dévolue aux artistes, présentant même le rassemblement avec la Gauche unie en plein air pour s’adapter à l’affluence médiatique.

A noter d’ailleurs qu’ils présentent des listes fusionnées dans les quatorze circonscriptions métropolitaines là où l’alliance Collomb-Buffet souffre de quelques exceptions (Plateau nord, Lyon Ouest, Portes du Sud, Ouest et absence de liste à Villeurbanne). David Kimelfeld jouant le troisième homme presque partout à part à Porte des Alpes et avec une ambiguïté sur la circonscription Rhône-Amont où la liste d’Hélène Geoffroy qu’il soutient a fusionné avec les écologistes.

« Le camp de la responsabilité »

Côté slogan, les nouveaux alliés se retrouvent dans la phrase de Renaud Payre: l’écologie dans la justice. Comment cela se traduit-il ? L’accent mis sur la construction de logements sociaux pour répondre à la demande, l’encadrement des loyers, des transports en commun efficients, une régie publique de l’eau… Bruno Bernard fustigeant facilement « l’alliance anti-climat » face à ses listes. C’est « la droite qui regarde ailleurs quand la maison brûle« , renchérit Renaud Payre.

La crise actuelle  ? « On ne va pas tout changer, assure Grégory Doucet, le chef de file écologiste à Lyon. Au moment de l’incendie de Lubrizol, nous avions déjà parlé de cette question majeure : l’anticipation des risques. On va bien évidemment adapter le plan d’action« . Buffet et Collomb s’allient pour barrer la route à l’alliance des écologistes dogmatiques et de l’extrême-gauche ? « Nous sommes le camp de la responsabilité, lance Nathalie Perrin-Gilbert. Car, durant la crise, la mairie centrale a déserté« . Tous affichent également la volonté de réduire le deuxième tour à un duel pour marginaliser un David Kimelfeld qui n’a pas renoncé à conserver son poste.

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