Coronavirus : la révolte du Bâtiment

Publié le 20/03/2020

Alors que le Premier ministre a décrété l’urgence sanitaire, les fédérations professionnelles marquent leur incompréhension concernant la volonté de poursuite d’activité pour leur secteur et demandent l’arrêt des chantiers.

Travail chez des particuliers eux-mêmes confinés, espaces de travail restreints sur les chantiers qui ne permettent pas d’observer les distances sanitaires demandées, bases vie ne répondant pas aux nouvelles exigences, déplacements impossibles faute de parc automobile suffisant, impossibilité de se procurer des moyens de protection individuelle qu’impose la crise (gels hydroalcooliques, masques, etc.)… Les fédérations régionales et départementales du Bâtiment et la Capeb (artisans du Bâtiment) ont fait part hier par communiqués de leur incompréhension face à la situation actuelle.

Les organisations mettent en regard « l’état de guerre » décrété par Emmanuel Macron et les consignes strictes de confinement pour limiter la propagation du Covid-19 avec la volonté affichée de maintenir les chantiers du BTP. Et de citer une circulaire du ministre de l’Intérieur et une intervention de la ministre du Travail demandant aux entrepreneurs de reprendre les chantiers. « Comment accepter d’entendre que nous profiterions d’un effet d’aubaine en recourant à l’activité partielle  ? Comment exiger d’un entrepreneur, d’un artisan, qu’il prenne seul la responsabilité morale et pénale d’envoyer ses compagnons sur des chantiers dans lesquels les conditions de sécurité ne sont pas réunies ? Chacun doit prendre ses responsabilités avec l’objectif commun de gagner cette guerre contre la pandémie, de protéger nos salariés et de pouvoir ensuite redémarrer l’activité économique. Notre priorité est de protéger nos compagnons« , souligne le communiqué.

Parlant de « situation totalement inadmissible et irresponsable« , la fédération du BTP et la Capeb demandent l’arrêt officiel des chantiers pendant le confinement à l’exception des interventions urgentes et l’élargissement du bénéfice du chômage partiel pour les entreprises et artisans du Bâtiment, rappelant notamment que « nos voisins suisses ont pris la mesure des choses pour le secteur du BTP en prenant un arrêté de fermeture de tous les chantiers« .

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