Villeurbanne  : Van Styvendael propose de couvrir le périphérique

Publié le 24/11/2019

Cette couverture partielle, au niveau de Cusset, fait partie des propositions du candidat socialiste sur lesquelles les Villeurbannais pourront se positionner lors du forum ouvert qu’il organise le 30 novembre au CCVA.

C’est entouré de quelques élus sortants (Agnès Thouvenot, Anne Reveyrand, Laura Gandolfi, Stéphane Frioux…) que Cédric Van Styvendael a présenté les premières propositions en matière de transition écologique qu’il va mettre en débat à Villeurbanne. Elles sont au nombre de dix.

Le chef de file du PS souhaite tout d’abord aller vers une piétonnisation du centre-ville. Si le périmètre sera l’objet d’une concertation, cela pourrait commencer par la rue Henri-Barbusse pour laquelle Cédric Van Styvendael a rappelé qu’il ne souhaitait pas y voir passer le tramway.

Deuxième proposition, la végétalisation des grands axes, à l’instar du cours Emile-Zola. Et ce, y compris pour les façades. Par exemple avec des murs végétaux. Des retraits par rapport à la rue pour permettre des plantations pourraient également être privilégiés dans les nouvelles constructions.

Le candidat socialiste souhaite aussi voir la gratuité des transports en commun expérimentée en commençant par certaines tranches d’âges comme les jeunes ou les personnes âgées. Toutes choses qui ne dépendent évidemment pas des compétences communales mais qu’il poussera à l’échelle de la Métropole. Ce qui lui permet de préciser, lorsque l’on parle de budget, qu’il n’est pas favorable à l’Anneau des sciences.

Des « super pistes cyclables »

Cédric Van Styvendael propose également d’expérimenter le tarif social de l’eau. C’est-à-dire zéro ou un euro les premiers mètres cubes puis un tarif qui augmente avec la consommation à partir du moment où celle-ci est considérée comme de confort ou excessive. Selon lui, là où cela a été testé, « la consommation et le reste à charge diminuent ».

Le candidat entend aussi soutenir des initiatives comme « VRAC », une coopérative de produits alimentaires bio pour les habitants des quartiers populaires. Avec lui, la Ville abonderait également les primes déjà existantes (cent euros chacun de la part de l’Etat et de la Métropole) en faveur du vélo électrique. Une aide qui serait de cent à deux cents euros. Les stationnements vélos sécurisés seraient aussi multipliés. Le chef de file socialiste propose enfin de développer des « super pistes cyclables » comme à Bordeaux dont la largeur permettait d’intégrer des vélos cargos pour le transport de marchandises en deux roues.

Autre objectif : le 100  % bio et local dans les cantines et résidences pour personnes âgées grâce à un accompagnement de la filière agricole avec des contrats d’achat portant sur des volumes.

Mais c’est certainement la dixième proposition qui va retenir l’attention. Ne serait-ce que par sa visibilité : recouvrir le périphérique au niveau de Cusset – là où il est déjà en tranchée – à la fois pour gommer la frontière entre ces deux parties de Villeurbanne, lutter contre la pollution atmosphérique et sonore et végétaliser le secteur. Attention, pas question non plus de créer un parc urbain à cet endroit. La construction de logements et de bureaux contribuerait à l’équilibre du projet. Et le candidat de citer une réalisation du même ordre Porte des Lilas à Paris ou le projet de la Porte Maillot (ci-dessous). Cette réalisation fera en tout cas partie des priorités que Cédric Van Styvendael défendra pour Villeurbanne auprès de la Métropole.

Commentaires

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Commentaires sur Villeurbanne  : Van Styvendael propose de couvrir le périphérique

  • Thierry dit :

    La maquette du recouvrement du périphérique n’est vraiment pas réaliste avec ces immeubles qui sont presque des des maisons de poupées !
    Ce n’est pas très sérieux pour un projet d’un homme politique qui aurait au moins pu faire appel à un architecte ou des étudiants en architecture…

  • Laurent dit :

    Je trouve que ça donne vraiment envie. Je trouve que c’est d’abord très symbolique de relier des quartiers que notre fonctionnement en mode « tout bagnole » a fracturé. C’est sûr que ça ne vas pas limiter le trafic, mais ça permet de se projeter sur une ville qui peut aussi modifier progressivement ses infrastructures. Disons que c’est la première proposition intelligente que je vois en ce début de campagne, et qui ne concerne pas que Villeurbanne, pourquoi ne pas lancer des concours d’architectes dans une logique d’adapter le périphérique tout au long des communes de l’est de la Métropole ? Bravo en tout cas pour cette proposition qui a en plus le mérite d’ouvrir le débat !