Démographie: vers un léger tassement de la progression dans l’agglomération

Publié le 22/11/2017

L’Insee et la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) viennent de publier une étude détaillant des projections démographiques à l’échelle des Scot (schéma de cohérence territoriale) d’Auvergne-Rhône-Alpes d’ici à 2030.

Attention, il s’agit de projections et non de prévisions ! C’est-à-dire que ces données se révéleront exactes si les tendances récentes d’évolutions de fécondité, de mortalité et de migrations se poursuivent. Le propre des projections à quinze ans c’est de permettre aux décideurs de s’en emparer pour influer sur ces tendances et faire en sorte que ce qui est projeté… soit amendé.

Ces précautions prises, le travail réalisé par l’institut de la statistique et la Dreal a le mérite d’être éclairant sur nos besoins en termes de logements et d’équipements notamment. Il est réalisé à l’échelle des Scot régionaux, outils planification par excellence. Le Scot de l’agglomération lyonnaise comprend, outre la Métropole, la communauté de communes de l’Est lyonnais (CCEL) et celle du Pays de l’Ozon. Il est donc plus étroit que l’aire urbaine au sein de laquelle s’effectuent notamment les trajets domicile-travail qui comprend également une partie de l’ouest lyonnais, de l’Ain et du Nord-Isère.

Besoin de 10 000 logements supplémentaires par an

Le Scot de l’agglomération représente néanmoins 18% de la population régionale. C’est, et de loin, le plus important d’Auvergne-Rhône-Alpes. De 1999 à 2011, à l’instar de la région, la population y a progressé de 0,8% par an. Sur la période 2013-2030 avec le vieillisement de cette même population – synonyme d’une baisse de la fécondité et des migrations – la croissance devrait se tasser à + 0,6% par an tant à l’échelle régionale qu’au niveau de l’agglomération lyonnaise. Soit un meilleur chiffre que les 0,4% projetés au plan national.

Même si la croissance sera plus dynamique dans certains Scot de la région, l’agglomération lyonnaise devrait représenter 25% du solde naturel d’Auvergne-Rhône-Alpes. En chiffre, cela signifie une agglomération passant de 1,4 million d’habitants en 2013 à 1,5 ou 1,6 million en 2030. L’évolution annuelle se situant dans une fourchette de 7 000 à 12 500 habitants supplémentaires. En gros, 10 000 personnes de plus vont arriver dans l’agglomération chaque année, ce qui signifie – avec la décohabitation – un besoin de 10 000 logements supplémentaires par an dans la métropole.

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Commentaires sur Démographie: vers un léger tassement de la progression dans l’agglomération

  • Adhoc dit :

    Avec environ une augmentation de 10 000 personnes/an il faudra que le réseau TCL s’étoffe. Ce qui pousserait à construire un tramway à la place du trolleybus C3…dont les travaux ne sont pas encore terminé !