Collomb : une majorité rétrécie

Publié le 05/11/2018

Réélu maire de Lyon, Gérard Collomb l’a été ce lundi matin. Mais avec une majorité rétrécie, de 41 voix contre 48 en 2014. Les trois élus écologistes avaient en particulier décidé de ne plus le soutenir, ne prenant pas part au vote. Les élus Les Républicains en avaient décidé autant, même si Nora Berra et Michel Havard (apparrentés LR) ont mis un bulletin dans l’urne. Un seul autre élu s’était porté candidat : Denis Broliquier (divers droite), maire du 2e arrondissement. Il a recueilli huit voix, soit une de plus que la totalité de son groupe. Il est à noter que peu de conseillers municipaux ont fait usage de l’isoloir, placé dans la pièce voisine. « Le simple fait de s’y rendre aurait été interprété comme un aveu de trahison », a raillé le candidat malheureux.

Au moment des prises de parole, Gérard Collomb a essuyé des critiques, Christophe Boudot (RN) ironisant sur « le  retour du roi en son royaume ». Nathalie Perrin-Gilbert (maire du 1er arrondissement, groupe Gram) y a vu un « simulacre de démocratie », dénombrant « 15000 raisons de ne pas revenir » soit le nombre de jours écoulés depuis sa première élection de 1977, date à laquelle se construisaient la tour Crayon, le métro A et le siège de la communauté urbaine, a-t-elle précisé. Stéphane Guilland (LR) s’est rappelé du soutien de Georges Marchais dont avait pu se prévaloir l’ex-ministre de l’Intérieur à sa première candidature. Françoise  Chevallier (EELV) a comptabilisé les 100 années de divers mandats de ce dernier. La loi Immigration qu’a fait voter Collomb constitue selon elle « une rupture avec l’humanisme », expliquant, avec la baisse de l’ISF et des APL, la fin de « l’accord technique » noué en 2014 au moment des municipales. Denis Broliquier a quant à lui vanté « la considération, le dialogue, l’écoute, en un mot le respect » qu’a témoigné Georges Képénékian durant son intérim de maire, autant de qualités qui font selon lui défaut à l’ex-numéro deux du Gouvernement. Gérard Collomb a aussi rendu hommage à son prédécesseur, vantant son sens de l’écoute, « un sujet d’inspiration » pour l’avenir, a-t-il promis. Il a aussi assuré n’avoir aucune difficulté « à travailler ensemble », avec David Kimelfeld, président du Grand Lyon, tout en faisant remarquer que « la ville de Lyon représente le cœur de la Métropole ». Les autres groupes de la majorité lui ont renouvelé leur soutien exprimé en 2014.

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