Municipales et Métropolitaines : 72 élections et encore plein de questions
Publié le 23/03/2026
Les urnes ont rendu leur verdict dans les 58 communes de la Métropole de Lyon et les 14 circonscriptions métropolitaines en attendant l’élection à la présidence du Grand Lyon ce jeudi.
Il va y avoir du mouvement parmi les maires de l’agglomération qui vont être élus par les conseils municipaux ces prochains jours. Mais souvent à l’issue de luttes fratricides. Que ce soit à droite (Saint-Genis-Laval, La Mulatière, Dardilly…) ou à gauche (Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Saint-Fons…). Meyzieu faisant exception à la règle, le futur maire Issam Benzeghiba figurant sur les listes métropolitaines de Bruno Bernard (rassemblement de la gauche et des écologistes). Il devance Christophe Quiniou, le maire LR sortant de 74 voix. Tous les résultats sont disponibles ici.
Reste que ce qui a attiré les feux de l’actualité c’est bien évidemment la reconduction du maire écologiste de Lyon Grégory Doucet d’une courte tête face à Jean-Michel Aulas avec 2 762 voix d’avance sur un total de 206 642 bulletins exprimés. La gauche remportant parallèlement six des neuf arrondissements lyonnais. Tous les résultats sont disponibles ici et ici.
Possible paralysie ?
Voilà qui contraste avec la nette victoire de la droite menée par Véronique Sarselli (LR) aux élections métropolitaines. Outre les circonscriptions qui semblaient acquises avant même le premier tour (Ouest, Plateau nord, Val de Saône, Porte des Alpes, Lyon nord), les listes Grand Cœur lyonnais ont confirmé leur bonne dynamique à Lyon ouest, inversé la vapeur à Lyon est et surtout profité de la désunion de la gauche pour rafler Rhône amont et Portes du sud. La gauche ne l’emportant que dans quatre circonscriptions sur quatorze. Tous les résultats sont disponibles ici.
Avec 92 élus sur 150, la droite dispose d’une confortable majorité en vue de l’élection de jeudi à la présidence de la Métropole. Avec toutefois une situation inédite : les quatre communes les plus peuplées de l’agglomération – Lyon, Villeurbanne, Vénissieux et Vaulx-en-Velin – se trouvent dans l’opposition. Or, en matière de logement comme de voirie, on est sur des compétences partagées. Et Véronique Sarselli a rappelé qu’elle, présidente de la Métropole, serait à l’écoute des maires. Le passage de la théorie à la pratique pourrait s’avérer lourd de conséquences sur ces sujets cruciaux. Interrogé sur cette hypothèse dans la dernière parution de Nouveau Lyon, le professeur émérite de science politique Paul Bacot estimait que « S’il n’y a pas de volonté d’entente, le plus vraisemblable, c’est que cela débouche sur une espèce de paralysie. Mais des choses se sont quand même passées dans toutes les villes qui sont en opposition à la Métropole durant les six dernières années… ».


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