Gérard Collomb : « pourquoi j’ai perdu »

Publié le 23/07/2021

ENTRETIEN – Un an après sa défaite, Gérard Collomb est toujours bien actif. Offensif quand il s’agit de vanter son bilan (dynamique économique, Vélo’v, Confluence, création de parcs…), mordant quand il est question de l’action et de la personnalité de ses successeurs, il dévoile sa vision de l’urbanisme et les coulisses de ses réalisations.

Un an après, comment expliquez-vous votre défaite aux élections ?
D’abord, je pense qu’il y a eu les conditions particulières du Covid. Les électeurs ne se sont pas déplacés et l’électorat qui a le plus voté, c’était celui des jeunes, très soucieux des
problèmes écologiques, du réchauffement climatique, de la biodiversité… dans le contexte d’une forte mobilisation autour de Greta Thunberg. Pour les jeunes, ces problèmes sont extrêmement importants et pour eux, écologie égale vote Vert. Ils mettent un bulletin écolo. Ensuite la division a fait le reste. Et on est battu.

Ce résultat ne traduit-il pas, après trois de vos mandats, une lassitude par rapport à la bétonnisation, l’attractivité économique, la densité urbaine ?
Votre analyse pourrait être vraie s’il n’y avait pas eu ce mouvement dans beaucoup d’autres villes qui n’ont pas eu la même politique d’urbanisme. Si vous regardez Bordeaux et Strasbourg, il n’y a pas de tours et c’est plutôt une architecture basse. Le mouvement qui a traversé la France l’an dernier était métropolitain. Ce sont les grandes villes actives qui ont voté Vert parce que ce sont des villes étudiantes. Le Lyon d’aujourd’hui est beaucoup plus jeune qu’il y a dix ou quinze ans. D’une certaine manière, j’ai fabriqué avec l’internationalisation de Lyon et les universités le mouvement électoral qu’il y a eu (rire).

Les jeunes en 2001 étaient pour vous…
Il y avait moins de jeunes à Lyon. Et les problèmes climatiques étaient beaucoup moins prégnants qu’aujourd’hui. Le paradoxe, c’est que je suis sensible à ce sujet. J’étais présent au premier sommet sur le climat à Rio de Janeiro alors que j’étais secrétaire général de la fondation Jean-Jaurès, puis, une fois élu, au sommet de Johannesburg. On fait un Agenda 21 dès 2002.
Quand vous dites bétonnisation… excusez-moi : on a fait les berges du Rhône, les rives de Saône, acheté le parc Chambovet, réalisé la place Mandela, les parcs Élisabeth-Rivet, Sergent-Blandan, le Clos Layat, le parc du Vallon… Je ne suis pas sûr qu’au bout de leurs mandats nos amis Verts auront autant planté que moi.

Retrouver l’intégralité de l’entretien (Part-Dieu, Confluence, métro E, télécabine, Grégory Doucet et Bruno Bernard…)  dans notre dernier numéro. En vente chez les marchands de journaux ou sur journaux.fr

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