Comment fonctionnera le centre de logistique de Métro à Gerland

Publié le 16/06/2021

Accueillir les poids-lourds sur un site dédié puis répartir les livraisons « du dernier kilomètre » par des véhicules propres : l’idée de centres de logistique urbaine est poussée un peu partout dans l’agglomération . Celui-ci est tangible, bientôt livré. Il s’agit du nouveau siège de Métro, le grossiste alimentaire, qui est en cours de construction à Gerland, sur le site des anciennes usines Fagor Brandt. Sur le tènement libre, la moitié servira à faire du logement (Vinci Immobilier, BNP Paribas), le long de la rue de Gerland. A l’Est, conformément à la volonté  de la collectivité d’y concentrer les activités industrielles, s’installent Métro et Enedis (37500 m2 à eux deux), bâtis par le promoteur em2c et signés par le cabinet Leclercq associés. Le premier est en voie d’achèvement, le second sera livré à la fin 2022.

@Pierre-Antoine Pluquet

« Le programme démontre la parfaite compatibilité d’un ensemble économique avec un programme résidentiel en plein cœur de ville», souligne em2c. Le bâtiment de Métro reprend tous les codes de l’immobilier tertiaire avec  notamment ses cassettes aluminium anodisées. Les clients, à pieds, entreront via une allée piétonne bien arborée, pour accéder au magasin situé au premier étage (surface de vente de 5600 m2). Pour minimiser les nuisances, les poids-lourd accèderont eux, à l’arrière du bâtiment, par la rue de l’Artillerie (trafic estimé : une vingtaine de camions par jour). Aucune opération de déchargement ne s’effectuera à l’extérieur. Jusque quatre 38 tonnes pourront livrer simultanément. Le sous-sol est dédié aux clients qui pourront directement recueillir leur marchandise (131 places). Le grossiste leur proposera aussi des véhicules hydrogènes et électriques et se chargera même d’aller les récupérer après usage, comme l’explique Yvan Patet, président d’em2c.

En plus de ce centre de logistique urbaine, le bâtiment héberge un autre concept dans l’air du temps : une ferme urbaine de 3000 m2, au sommet. Point de terre ici, mais des panneaux verticaux en bois de deux mètres de haut supportant un substrat fait de chanvre, de laine de mouton et d’amidon, munis de poches pour y ajouter le compost, l’ensemble étant alimenté par un goute à goute. Les légumes et fruits ainsi cultivés seront à la vente dans le magasin. Le bâtiment comprend aussi des surfaces de bureau (2400 m2).

@Pierre-Antoine Pluquet

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