Métropolitaines : les écologistes pour une hausse du versement transport

Publié le 15/01/2020

La semaine dernière, lors d’un déjeuner organisé par le Club de la presse de Lyon, leur chef de file, Bruno Bernard, a estimé que cette manne supplémentaire pourrait se chiffrer à 30 millions d’euros annuels.

Invité la semaine dernière du Club de la presse de Lyon, Bruno Bernard, le chef de file des écologistes aux élections métropolitaines, a commencé par distribuer les bons et les mauvais points. « Collomb ou Buffet ne pourront fusionner avec personne entre les deux tours », « Rudigoz défend le programme développement durable de Kimelfeld ici mais vote des mesures anti-écolo à l’Assemblée », « Partout où Kimelfeld a des électeurs, il met du métro ». L’actuel maire de Lyon ? « Sa vision économique est obsolète. On crée de l’emploi mais pas pour nos chômeurs. A quoi cela rime-t-il de faire déplacer des entreprises et les salariés qui vont avec ? » … avant de reconnaître néanmoins que la politique de Gérard Collomb en matière de logement depuis quinze ans « va plutôt dans le bon sens ».

200 millions pour les transports en commun

Les écologistes veulent eux défendre une vision beaucoup plus locale de l’économie. Parmi les chevaux de bataille de Bruno Bernard : arriver à conditionner le dispositif de rénovation énergétique des logements Ecoreno’v à l’utilisation de matériaux recyclés et non neufs, « continuer à densifier un peu mais en réfléchissant aussi à 30 ans pour construire de manière plus équilibrée et verte dans des villes qui deviennent invivables en cas de canicule », encadrer les loyers…

Côté transports, outre la volonté de développer un réseau express pour vélos (Rev) de 250 km et de multiplier par trois les déplacements en bicyclette, les écologistes entendent porter le budget d’investissement du Sytral à trois milliards d’euros sur un mandat via une subvention métropolitaine annuelle passant de 130 à 200 millions d’euros et la hausse du versement transport des entreprises au taux maximum, ce qui devrait rapporter environ 30 millions d’euros supplémentaires par an. Il est également question de créer, à l’instar des trains, des comités de ligne pour les lignes fortes.

Bruno Bernard ne croit en revanche pas au transport fluvial. Au sein de la zone de faibles émissions, au-delà des mesures actuelles, il entend aller vers l’interdiction du diesel et même à terme des moteurs thermiques tout en prenant soin d’insister sur le fait qu’il est pour une politique incitative en proposant des alternatives à la voiture et non une politique punitive…

Composteurs partout

Le candidat écologiste insiste évidemment sur la végétalisation de l’agglomération. « Avoir refait le cours Lafayette sans planter d’arbres, c’est quand même un problème », pointe-t-il. EELV entend aussi travailler avec les copropriétés pour aller dans ce sens. Cette volonté de travail en commun se manifeste également… sur la réduction des déchets (les écologistes veulent diviser par deux le nombre d’incinérateurs). Pour Bruno Bernard, outre un budget communication multiplié par cinq en faveur du tri, « chaque citoyen doit pouvoir avoir accès au compost ». Cela passe donc par l’installation de composteurs… devant les écoles ou dans les copropriétés « contre une diminution de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ». Pas sûr que ce soit la mesure la plus populaire dans les syndics…

 

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