« L’Anneau des Sciences est fortement remis en cause »

Publié le 25/11/2019

Président de la Métropole engagé dans la campagne électorale, David Kimelfeld assume ses différences avec Gérard Collomb. Il questionne le projet de bouclage du périphérique (Anneau des Sciences) et veut doubler le budget du Sytral. Il défend également l’expérimentation de la piétonnisation de la Presqu’île.  

Si vous êtes élu, est-ce que vous vous engagez à faire l’enquête publique en 2021 pour lancer l’Anneau des Sciences ?
D’abord j’ai préparé l’enquête publique, je n’ai pas arrêté les acquisitions foncières. Mais pour l’instant, le financement n’existe pas. Je redonne les chiffres : la ligne E de métro, c’est 1,2 milliard ; l’Anneau des Sciences, c’est 4 milliards, soit près de quatre fois la ligne E ! La Métropole ne peut pas financer toute seule un tel projet. Cela reviendrait à tripler sa dette et gèlerait les  investissements sur les autres politiques publiques pendant vingt ans. Il faut que tout le monde ait cela en tête.

Qui peut le financer à part la Métropole ?
L’État, les taxes. On fera la lumière en décembre pour que tout soit transparent.

Une taxe sur les bureaux ?
Certains qui sont très pro-Anneau des Sciences me disent qu’ils n’avaient pas compris qu’il fallait une taxe pour le financer. Quand Gérard Collomb dit chez vous qu’on le financerait par un péage, c’est faux. Cela était envisagé si l’État contribuait, mais cela ne constituerait qu’une toute petite part du coût total de l’infrastructure. En l’absence d’un financement soutenable, le projet est fortement remis en cause. Mais pour le remettre en cause complètement, il faut être en capacité d’offrir une alternative. C’est ce travail que j’ai engagé. Certains élus parlent aujourd’hui d’un bouclage partiel, de Valvert à Alaï…

Vous avez des pistes pour les alternatives ?
J’ai des pistes mais il faut attendre un peu. Ceux qui agitent en permanence des projets à 2035 ou 2040, c’est assez simple à faire parce qu’ils ne sont pas ceux qui seront comptables de ce qu’ils n’auront pas fait. Un des enjeux, en matière de mobilité, c’est d’aller vite. Même si l’on fait l’Anneau des Sciences en 2035, que fait-on dans l’intervalle ?

Lire en intégralité l’interview de David Kimelfeld dans le dernier numéro de Nouveau Lyon, en vente chez votre marchand de journaux.

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