photo de Pierre-Antoine Pluquet

Immobilier neuf : acheter à Lyon à 2780 euros le m2… ce sera possible

Publié le 01/10/2019

La Métropole a adopté la création d’un organisme de foncier solidaire. Le bras armé de la collectivité pour acheter des fonciers et bâtir des programmes à prix doux destinés aux classes moyennes. Explications.

« C’est une brique ». L’image, donnée par le président de la Métropole, sied bien au sujet. Ainsi David Kimelfeld a-t-il présenté ce lundi, en conseil métropolitain, la création de l’organisme de foncier solidaire. Une entité publique destinée à acquérir des terrains pour y bâtir des logements à prix doux. Et pour cause : la collectivité restera maitresse des sols. « L’accédant sera propriétaire des murs et locataire des fonciers », a résumé Michel le Faou, vice-président en charge de l’urbanisme.  A l’instar des baux HCL, il versera une redevance à la Métropole, d’un montant de 1,5 euros par m2 et par mois. En échange, il bénéficiera d’un prix d’achat particulièrement attractif : 2780 euros le m2 pour Lyon et Villeurbanne, 2230 euros le m2 pour le reste de la métropole. A Lyon intramuros, la quasi totalité des arrondissements affichent des moyennes supérieures à 5000 euros le m2. Les bénéficiaires de ce dispositif seront des primo-accédants et accédants, sous critères de ressources (A Lyon et Villeurbanne : 32442 euros par an pour une personne seule, 45418 pour un foyer de deux personnes, 51908 pour trois personnes… pour les autres communes : 24592 pour une personne seule, 32793 pour deux personnes, 37932 euros pour trois personnes…). Précisions que ce dispositif, issu des lois Alur et Macron, a été adopté par la quasi-totalité des grandes villes de France, tantôt par la collectivité elle-même, tantôt par les offices HLM.

L’objectif du Grand Lyon est de réaliser à terme 950 logements de ce type chaque année, soit pas loin de 10% du volume moyenne de production de nouveaux logements. Mais tous ici ne relèveront pas du parc neuf : 400 seront issus de la vente par les bailleurs de logements HLM et 100 autres par l’acquisition et la réhabilitation d’appartements anciens, notamment à la faveur de préemptions. Avantage pour les villes qui en accueilleront : les logements seront décomptés de leur quota SRU à réaliser. Autrement dit, ils les aideront à atteindre les fameux 25% de logements sociaux.

« Mieux vaut tard que jamais », s’est exclamée Sandrine Runel, conseillère métropolitaine PS, qui plaide aussi pour un encadrement des loyers. Une proposition reprise par Béatrice Vessiller (EELV) qui a aussi exhorté la puissance publique à s’attaquer aux fortes plus-values. François-Noël Buffet (LR) souhaite une politique plus ambicieuse par la création d’« un outil de maitrise foncière de moyen et long terme », prenant exemple des quartiers Industrie et Gorge de Loup, largement préemptés sous Francisque Collomb et Michel Noir.

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