Cité de la gastronomie : l’écrin est là

Publié le 30/01/2019

Ouverture du dôme des quatre rangs, création des futures salles d’exposition, rénovation des antiques apothicaireries… la coque de la Cité de la gastronomie est prête à être habillée pour une ouverture prévue fin septembre ou début octobre 2019.

Dans la salle du banquet, la gastronomie lyonnaise sera mise à l’honneur autour de figures tutélaires comme Paul Bocuse ou la mère Brazier ©Casson Mann

Des objets usuels aux œuvres d’art en passant par des archives et quelques pièces emblématiques comme le piano sur lequel cuisinait Paul Bocuse, tout sera tourné vers la nourriture et ses rapports avec la santé grâce à un récit destiné à chacun. Du béotien au spécialiste. Telle est la promesse de la Cité de la gastronomie qui doit ouvrir fin septembre ou début octobre.

Promis, il s’agit bien d’allier santé et plaisir, pas de s’arrêter aux constats alarmant en termes de nourriture mais plutôt d’esquisser des solutions pour ne pas ressortir de là plombé. Cela passe notamment par la question de la convivialité à table. On pourra donc physiquement s’installer autour de trois d’entre elles pour refaire le monde grâce à quelques anecdotes livrées par des chefs emblématiques comme Paul Bocuse. But ultime : démontrer au travers de quelque 130 objets de collection que Lyon est bien la (seule) capitale de la gastronomie.

Au plafond, une ambiance bucolique (et numérique) envahit le plafond de l’apothicairerie de la Charité ©Casson Mann

32 mètres de hauteur pour le dôme

En attendant la mise en place de la scénographie, la coque de la cité est quasiment terminée. Ses quatre niveaux s’organisent autour d’un point central : le dôme des quatre rangs, le plus ancien des trois que compte l’Hôtel-Dieu. Rénové et surtout réouvert sur les salles qui en partent, baigné de la lumière du jour, celui-ci fait figure de révélation. A tel point que l’agence Casson Mann, responsable de la scénographie, a opté pour un traitement respectueux de cette partie n’en faisant qu’une majestueuse zone de croisements avec des assises permettant de contempler le maitre-autel central et les 32 mètres de hauteur du dôme.

La clef de voûte du dôme se situe à 32 mètres de hauteur ©Thierry Fournier

Tous les espaces sont d’ailleurs largement éclairés par la lumière naturelle à l’exception d’une « boite noire » où le numérique animera le lieu. Le plafond de l’apothicairerie de la Charité offrira une ambiance bucolique là aussi grâce au numérique. Evidemment, les dispositifs tactiles, sonores, visuels et autres objets ludiques permettront de mettre l’eau à la bouche et de faciliter l’approche du propos par tous les publics. Une gastro-ludothèque étant plus particulièrement destinée aux familles et aux scolaires afin d’expérimenter. Une cuisine professionnelle pour des démonstrations et des ateliers sera également installée au troisième étage. Quant à l’atlas gastronomique mondial interactif, il suivra un mur du XVIe siècle, le plus ancien conservé de l’Hôtel-Dieu.

Depuis l’espace de la gastro-ludothèque, on aperçoit l’autel central du dôme des quatre rangs ©Thierry Fournier

Les 4 000 m2 se décomposent ainsi  : un niveau pour l’accueil (boutique + café), 1200 m2 d’exposition permanente, la gastro-ludothèque et les espaces de démonstration / dégustation avec le lieu d’expositions temporaires. Avec un budget annuel de 4,5 millions d’euros, la Cité de la gastronomie entend attirer 300 000 visiteurs par an.

L’exposition permanente occupera la partie la plus ancienne de l’Hôtel-Dieu qui date du XVIe siècle ©Thierry Fournier

Au dernier étage, on trouvera les lieux de démonstration et les expositions temporaires ©Thierry Fournier

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