L’autopartage, une idée qui fait son chemin à Lyon

Publié le 16/11/2018

Citiz fête ses dix ans. L’occasion pour Lyon Parc Auto (LPA) de revenir sur le succès de l’autopartage sur Lyon, qui marque un nouveau rapport que les citadins ont avec la voiture. 

En route pour le changement. Lyon Parc Auto (LPA) célèbre les dix ans de Citiz, sa première flotte de véhicules en autopartage. En intégrant les utilisateurs de Yea! lancé en 2017, ce sont plus de 3700 personnes qui sont plus ou moins familiers des voitures en autopartage. Et encore ce chiffre n’inclut-il pas les utilisateurs de Bluely, le concurrent, voire les clients de taxis ou de Uber. Aujourd’hui LPA propose 150 véhicules Yea!  et 107 Citiz. Une offre complémentaire, fait valoir Louis Pelaez, président et directeur général. Yea! propose des Smart en libre-service, disponibles sur l’espace public et qui peuvent être rendues n’importe où (tarif 2,50 euros de l’heure + 0,35 euro le km). Citiz dispose d’une gamme plus complète de véhicules (jusqu’à 9 places), accessibles dans 42 stations, qu’il faut réserver à l’avance (entre 2 et 4,50 euros de l’heure + 0,35 euro le km).

Ce jeudi avait lieu une conférence de presse marquant ces dix ans. Gérard Collomb a cité l’essayiste américain Jeremy Rifkin pour qui « avant, on voulait avoir la propriété d’un bien, aujourd’hui on recherche sa valeur d’usage« . Selon lui, le numérique facilite ce partage. Ce principe a présidé au succès de Vélo’V, a souligné le maire de Lyon. Louis Pelaez a médité sur le changement de l’image de la voiture qui « n’est plus le reflet d’une réussite sociale ou d’une virilité« . Pierre Hémon (EELV) voit dans l’autopartage un outil pour réduire l’usage quotidien de l’automobile – une voiture autopartagée remplacerait neuf voitures possédées selon Louis Pelaez – et donc pour diminuer de 20% les gaz à effet de serre entre 2000 et 2020. « Une voiture coûte très cher« , a-t-il souligné. « 5000 euros par an » d’entretien et d’essence, a précisé Louis Pelaez. Un argument repris par Didier Vullierme, adjoint au maire de Villeurbanne, qui voit dans Citiz et Yea! « une solution pour les classes populaires et les plus modestes ».

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