La Cité de la Gastronomie gérée par l’Espagnol Magma Cultura

Publié le 10/07/2018

La Métropole de Lyon a retenu l’Espagnol Magma Cultura France pour gérer la future Cité de la Gastronomie qui ouvrira à l’été 2019 à l’Hôtel Dieu. Un choix contesté par certains qui auraient préféré le Lyonnais GL Events. 

« La Cité de la gastronomie aux Espagnols : En travers de la gorge ! » titrait en couverture Le Progrès du 29 juin. Le quotidien annonçait que le choix du Grand Lyon se portait sur  Magma Cultura France pour gérer le temple du bon goût et du bien manger qui ouvrira à l’été 2019 à l’Hôtel Dieu. La désignation s’effectue dans le cadre d’une délégation de service public de huit ans. Le journaliste y voyait « un déni de lyonnitude, un choix hors sol, une atteinte au savoir-faire local ». Même si le propos reprenait pour partie les réactions entendues ci et là, l’article est mal passé à la Métropole. Ce lundi, face à la presse, les élus avaient à cœur de s’expliquer. Et de contre-attaquer.

La grille tarifaire la plus basse

Des trois candidats, Gérard Claisse, vice-président en charge de la politique d’achat public, a perçu « deux bonnes offres et une très bonne » qui s’est vu  décerner la note de 18,2/20. L’Espagnol « arrivait en tête sur chaque critère », retenu « à l’unanimité » de la commission d’appels d’offres. C’est lui qui proposait la grille tarifaire la plus basse (12 euros l’entrée, 8 euros pour les tarifs réduits, 3 euros pour les minima sociaux, 50 euros l’abonnement annuel), les perspectives de fréquentation les plus hautes (300 000 visiteurs par an), promettait d’ouvrir 7 jours sur 7, a fait valoir l’élu. Il affichait aussi « le modèle économique le plus robuste ».

Il n’empêche, la polémique bat son plein car l’un des  candidats n’est autre que le Lyonnais GL Events, qui s’était attaché le soutien des Toques blanches représentant la fine fleur de la gastronomie lyonnaise (Paul Bocuse, Mathieu Viannay, Christian Têtedoie, Christophe Roure, Jean-Paul Pignol…). On objectera que le groupe événementiel, déjà exploitant du Stade de Gerland, d’Eurexpo et du Centre des Congrès, a été récemment épinglé pour des ristournes accordées au candidat Macron. Nul doute que si d’aventure GL Events avait été retenu, une autre polémique serait survenue…

« Ouvrir notre lyonnitude au monde »

Le choix de l’Espagne est celui « d’ouvrir notre lyonnitude à l’Europe et au monde », a grincé Gérard Claisse qui souligne l’ambition internationale du complexe. David Kimelfeld, président du Grand Lyon, a assuré que le gestionnaire travaillera avec les ressources locales, en particulier les Toques blanches, l’institut Paul Bocuse et le Sirha, le salon international de la restauration qui a lieu à Eurexpo. L’offre de GL Events a été jugée trop orientée vers l’événementiel, tandis qu’Operel, l’autre candidat, développait « un esprit afterwork » à la cible plus restreinte, et avec une proposition de restauration à l’intérieur qui aurait pu concurrencer les établissements alentour.

Avec Magma Cultura France (25 millions de chiffre d’affaires), la Cité de la Gastronomie disposera de deux expositions permanentes en plus de celle de la Métropole (dont une pour les jeunes publics) et deux expositions temporaires de six mois. Le tout comprenant des espaces de dégustation.

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