Immobilier tertiaire : un coup de mou pour Lyon ?

Publié le 29/01/2018

Selon l’étude annuelle de la FNAIM Entreprises, la métropole lyonnaise a accueilli en 2017 un peu moins d’implantations de bureaux qu’en 2016. Des données qui viennent après un palmarès PWC particulièrement négatif. Après des années d’expansion, le modèle lyonnais serait-il à bout de souffle ? 

Pas de record pour 2017. Selon les statistiques de la FNAIM entreprises, la demande placée (transactions et locations) en bureau s’établit à 269 241 m2 pour l’an dernier, soit un repli de 7% par rapport à 2016.  « Cela fait trois ans que l’on se situe au-dessus de la moyenne décennale, 240 000 m2« , relativise toutefois Loïc de Villard, directeur régional de CBRE.

Il a  manqué à 2017 un deal « XXL” puisque les plus grandes opérations se situaient en deçà de 6000 m2. Car pour le reste, près de 600 transactions ou prises à bail ont été recensées – contre 435 en 2016. Des opérations bien disséminées sur le territoire de la métropole. La Part-Dieu en a été la première bénéficiaire (16%), devant Gerland (12%) et TechLid (12%). Les valeurs locatives s’établissent à 185 euros HT par m2 et par an, avec une moyenne de 208 euros dans le neuf et de 160 euros pour le seconde main (qui connaît un tassement).

Un taux de vacance toujours très bas

Cette étude sort quelques semaines après le palmarès de PWC qui faisait état d’un décrochage de Lyon dans le top 30 européen, qui passait de la 10e à la 21e place. Le cabinet d’audit pointait la baisse du taux de rentabilité des investissements tertiaires lyonnais due à des prix trop élevés. A la lecture de l’étude de la FNAIM, Lyon reste distanciée de ses rivales européennes (364 000 m2 pour Milan, 332 000 m2 pour Barcelone) et plus encore par Paris (2 632 600 m2). La métropole rhodanienne conserve sa 2e place française, mais est désormais talonnée par Lille (213 400 m2).

Ce lundi, pour se rassurer, les uns et les autres soulignaient le très faible taux de vacance de l’agglomération lyonnaise (6,4%) et, en particulier, de la Part-Dieu (2,5%) tandis que Milan, Barcelone, Madrid et Amsterdam souffriraient d’une suroffre. Ils regardaient déjà vers 2018 qui s’annonce meilleure et qui intègrera des opérations déjà réussies comme Sky56. L’étude de la FNAIM Entreprises recèle aussi un gros lot de consolation : avec 401 453 m2 de demande placée, l’activité industrielle n’a jamais été aussi florissante (+36% en un an). 

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