Immobilier à Lyon : les prix montent, le pouvoir d’achat aussi

Publié le 11/01/2017

En 2016, un appartement lyonnais se vendait en moyenne 3487 euros le m2, soit 2,6% de plus qu’en 2015, selon une étude de la FNAIM.

Les prix continuent d’augmenter mais, à la faveur de taux toujours plus bas, le pouvoir d’achat des acquéreurs lyonnais progresse. C’est tout le paradoxe de la dernière étude de la FNAIM Rhône qui a dressé ce mardi le bilan de 2016. Un appartement lyonnais se vendait l’an dernier en moyenne 3487 euros le m2 (hors immobilier neuf), soit 2,6% de plus qu’en 2015, un appartement villeurbannais 2790 euros le m2 (+ 2%). Sur dix ans, la hausse des prix est contenue  à 26,8% sur Lyon et 14% sur le Rhône. En revanche, les loyers ont connu l’an dernier un ajustement à la baisse, à 13,1 euros le m2 à Lyon  (-0.6%), à 11,5 euros le m2 dans le Rhône (- 0,4%). Au final, la rentabilité immobilière s’établit à 4,5% sur Lyon et 4,6% sur l’ensemble du département.

Prix au m2 Evolution
sur un an
Lyon 1er 3676 € +3.2%
Lyon 2e 4364 € +4.7%
Lyon 3e 3484 € +1.9%
Lyon 4e 3836 € +2%
Lyon 5e 2868 € +2.8%
Lyon 6e 4361 € +3.9%
Lyon 7e 3219 € -1%
Lyon 8e 2498 € -0.1%
Lyon 9e 2808 € + 3.6%

 

La hausse des prix ne grève pas le budget des acheteurs. La FNAIM calcule leur pouvoir d’achat, sur la base d’un remboursement de prêts de 1000 euros par mois pendant 20 ans (apport de 10 000 euros). En 2016, un candidat moyen à l’achat pouvait accéder à un logement de 59,2 m2 à Lyon, contre 56,4 m2 en 2015, soit 2,8 m2 de plus d’une année sur l’autre (+ 3,5 m2 sur l’ensemble du Rhône). En cinq ans, ce gain de surface s’établit à 7 m2.

Quelle sera la tendance en 2017 ? A la FNAIM, on parie sur une évolution semblable à 2016. Avec une difficulté supplémentaire pour les résidences les moins bien isolées : comme le souligne Alexandre Schmidt, le nouveau président de la chambre, des travaux d’isolation énergétique sont désormais imposés pour tout ravalement de façades (en cas de reprise de l’enduit). En revanche, la présidentielle n’inquiète pas trop. « Les élections sont souvent une période d’attentisme, convient Alexandre Schmidt. Mais je ne pense pas que ce sera le cas pour l’achat de résidences principales car les taux restent très bas ».

 

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