@PA Pluquet

Amendes de stationnement : fortes recettes pour la Ville de Lyon

Publié le 05/06/2018

Suite à l’instauration des nouvelles amendes de stationnement, le taux de paiement à l’horodateur aurait augmenté de 54 % par rapport aux quatre derniers mois de 2017. La Ville de Lyon et la Métropole pourraient percevoir 35  voire 40 millions d’euros par an.

Depuis le 1er janvier, ne pas payer son stationnement peut coûter cher : 35 euros en zone tempo (32 000 places), 60 euros en zone presto (7000 places) qui couvre la Presqu’Ile et les grands axes. Ce forfait post-stationnement, qui découle de la loi Maptam du 27 janvier 2014, remplace l’amende de 17 euros. Dans le même mouvement, la vignette annuelle résident est devenue payante (40 euros), en plus de l’abonnement résident, qui reste inchangé. Même si les tarifs de courte durée n’ont pas été modifiés, le changement est notable pour les Lyonnais, pas tellement habitués à régler l’horodateur. La mesure vise un meilleur paiement du stationnement de surface et une plus forte  rotation des véhicules dans l’hyper-centre. Le stationnement de longue durée est incité à se reporter dans les parkings souterrains.

80000 verbalisations en 4 mois

Le forfait post-stationnement a aussi un deuxième effet  : abonder les recettes des collectivités. Paris a ainsi reconnu avoir perçu, lors des deux premiers mois de 2018, 40 millions d’euros de plus que l’an dernier. Dans le budget 2017, le stationnement rapportait 17 millions à la Ville de Lyon ; selon nos informations, les recettes de parcmètre atteignent déjà 9,3 millions pour les quatre premiers mois de l’année, en hausse de 54 % par rapport aux quatre derniers mois de 2017. De plus, après les premières semaines où les agents ont surtout informé les contrevenants, les procès-verbaux ont commencé à tomber : 80000 verbalisations auraient été effectuées du 1er janvier au 30 avril, avec des pointes de 2000 prunes par jour. Si le taux de paiement venait à doubler, voire tripler, à l’instar d’autres métropoles européennes – et en tenant compte de l’engrangement des forfaits post-stationnement – la recette pourrait passer à 35 voire 40 millions d’euros. Une manne qui sera répartie entre la Ville et la Métropole – loi Maptam oblige – pour affecter ces ressources à des politiques en faveur d’une meilleure mobilité. Même si le montant est très loin du rendement des taxes foncière et d’habitation (357 millions pour Lyon, 318 millions pour la Métropole), il n’est pas complètement négligeable dans un contexte de tarissement des dotations de l’État.

Lire aussi : « Stationnement : le nouveau pv de 60 euros qui fait polémique » 

Le prix des garages, le coût du stationnement en voirie et dans les parcs souterrains, la vague des parkings partagés, les normes dans la construction… pour aller plus loin, lire le dossier « Parkings, stationnement : la nouvelle donne » dans le magazine Nouveau Lyon, actuellement en vente chez votre marchand de journaux. 

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