A Gerland, l’habitat de demain ?

Publié le 30/10/2017

La résidence « Follement Gerland », inaugurée la semaine dernière, située dans le nouveau quartier des Girondins, préfigure peut-être ce que sera l’habitat de demain à Lyon.

Bâti par Bouygues, le programme « Follement Gerland » (640 logements) comprend deux résidences étudiantes, deux immeubles de logements sociaux et trois immeubles en accession libre (parc privé), lové au cœur des Girondins, la nouvelle adresse résidentielle de Gerland, à l’ouest de l’avenue Jean-Jaurès.

1. Les Girondins

D’abord le quartier. « Un nouveau morceau de ville », comme le résume le président du Grand Lyon, David Kimelfeld. Aménagé par la Serl, ce quartier de 17,5 ha comptera à terme – c’est-à-dire en 2027 – 2900 logements et quelque 6500 habitants, 65 000 m2 de bureaux et 10 200 m2 de commerces et de services. Selon le plan d’ensemble, 45% de la surface au sol sera occupé par des espaces publics. Antoine Viger Kohler, urbaniste et architecte conseil, fait remarquer que les rues disposent de bandes plantées au contact des rez-de-chaussées, d’arbres à proximité de la chaussée et de petites placettes « du quotidien ».

Parmi ces espaces publics, l’allée de Fontenay est la dorsale nord-sud reliant les voies ferrées au parc de Gerland, et fait la place belles aux modes doux, avec un espace fitness (photo ci-dessus). La place Vaclav Havel sera la centralité de cette allée, bordée par une crèche de 48 berceaux et un pôle socio-culturel. L’artère est-ouest sera la rue des Girondins, large de trente mètres, automobile, cyclable, piéton et avec des couloirs de bus. A son intersection avec le cours Jean-Jaurès, un parvis central concentrera une nouvelle offre commerciale, en face du secteur Massimy. Un groupe scolaire de 18 classes sera bâti à l’angle de la rue Pré Gaudry et du boulevard Yves Farges, ouvert à la rentrée 2019.

2. Le programme « Follement Gerland »

Ensuite « Follement Gerland », à la forme de l’ilot jardin. Les bâtiments, alignés sur les rues alentour, s’articulent autour d’un parc intérieur de taille généreuse. Voici qui compense la densité intérieure et la hauteur des immeubles, jusqu’à R+15. « On mobilise les espaces privés pour épaissir les paysages », a joliment dit Antoine Viger Kohler. La résidence est fermée de tous côtés. Chaque appartement est supposé disposer d’un bel ensoleillement.

Follement Gerland offre aussi un condensé d’expériences sociales. On trouve un local de réparation des vélos, un espace pour la mise à disposition d’outils de bricolage, des boites de partage pour des objets que l’on veut donner, des ruches, des terrasses partagées de dernier étage et notamment une serre entretenue par un jardinier, accueillant des semis et servant de refuge pour les plantes des copropriétaires partis en vacances. Deux chambres d’hôte permettent aux copropriétaires de recevoir familles et proches, moyennant un prix d’ami (de 20 à 30 euros la nuitée).

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