Immobilier : la hausse des prix s’accélère

Publié le 25/09/2017

L’immobilier lyonnais retrouvera-t-il la fièvre des années 2000, quand les prix gagnaient plus de 10% par an ? Ils en prennent peut-être le chemin, à observer les dernières statistiques de la FNAIM. Ils ont gagné à Lyon intramuros 5,1%  en un an (moyenne sur douze mois, arrêtée à juin 2017), s’établissant à 3624 euros le m2. Surprise : l’arrondissement le plus cher est le 2e (effet Confluence) avec 4387 euros le m2, devant le 6e (4309 €/m2) et le 1er (3977 €/m2). Les plus abordables sont le 9e (2859 €/m2), le 5e (2879 €/m2) et le 8e (2908 €/m2).

 

« C’est la première fois que l’on ne voit pas d’évolution négative sur un arrondissement« , remarque Anne de Planchard, vice-présidente de la FNAIM Rhône en charge de la transaction. Lyon s’avère ainsi plus cher que Marseille (2847 €/m2) et Bordeaux  (3213 €/m2), mais nettement moins que Paris (9071 €/m2). Conséquence de cette hausse, le pouvoir d’achat immobilier baisse de 1,4 m2. Celui-ci est calculé sur la base d’une mensualité fixe de 1000 euros hors assurance et une durée de remboursement de 20 ans.

Les loyers lyonnais varient de 11,5 euros le m2 pour un T3 à 16,9 euros le m2 pour un studio ou F1, avec une moyenne de 13 euros le m2. Patrice Gaude, vice-président en charge de l’administration de biens, relève deux tendances : la colocation utilisée de plus en plus par les jeunes actifs (et plus seulement les étudiants) et le meublé « pour des raisons fiscales« , y voyant aussi un effet indirect d’AirBnB. La rentabilité brute s’établit à 4,3% pour Lyon et 4,9% pour le Rhône. Par comparaison, elle est de seulement 2,5% à Paris.

 

 

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