La Métropole de Lyon adopte son projet de PLU-H

Publié le 12/09/2017

Le document qui définit les règles d’urbanisme et de construction immobilière a été voté ce lundi. Il fixe un objectif de production 8000 à 8500 nouveaux logements par an.

Après cinq ans de gestation, le plan local de l’urbanisme et de l’habitat (PLU-H) de la Métropole de Lyon a été arrêté par les élus métropolitain ce lundi. Ce document fixe les orientations en matière d’urbanisme et de logements d’ici à 2026, reprenant les grandes priorités, comme le développement de la Part-Dieu, le déclassement de l’autoroute A6/A7, la réalisation du périphérique ouest, le doublement du centre-ville villeurbannais à la faveur de Gratte-Ciel nord, l’affirmation d’une agglomération multipolaire avec les projets Carré de Soie, Puisoz, la Saulaie… « C’est un être vivant, un outil opérationnel qui va s’appuyer sur l’existant. Il traduit notre ambition de ces prochaines années », a déclaré David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon. C’est l’aboutissement d’un long processus, de 500 réunions techniques et 60 réunions publiques.

4000 logements sociaux par an

En matière d’habitat, le PLU-H fixe un objectif de production de 8000 à 8500 nouveaux logements par an, conformément à l’horizon du SCOT de 150 000 logements de plus en 2030 par rapport à 2010.  45% de l’offre sera aidée ou abordable (locatif social, intermédiaire, accession sociale, accession abordable…), notamment 4000 logements sociaux. Un barème de surface minimale par type de bien a été institué, impératif pour tout ou partie de Villeurbanne, Vénissieux et Vaulx-en-Velin, indicatif partout ailleurs : 18 m2 pour un T1, 32 m2 pour un T1 bis, 42 m2 pour un T2, 60 m2 pour un T3, 74 m2 pour un T4… Les normes de stationnements ont été aussi revues, à la demande des promoteurs. « On va baisser les exigences en matière de stationnement là où il y a des infrastructures fortes de transport en commun », a exposé Michel Le Faou, vice-président en charge de l’urbanisme. Et augmenter, à l’inverse, dans les zones blanches ou mal couvertes par les TCL. Le document réserve 1700 ha d’espaces verts.

« Il y aura un avant et un après », a estimé Richard Llung (PS) qui copilotait l’élaboration du PLU-H avant de présenter sa candidature à la tête de la Métropole en juillet et d’être débarqué du nouvel exécutif. Il voit dans le document « une limitation réussie de l’étalement urbain avec 700 hectares supplémentaires rendus à la nature et à l’agriculture tout en permettant la construction ». Observant que 70% des logements sociaux se situaient à l’Est – héritage de l’histoire -, Il a vanté un rééquilibrage progressif de la production à l’ouest, défendant la loi SRU qui impose aux communes 25% de logements sociaux d’ici à 2025. L’élu préconise à l’avenir une approche par  « bassin de vie », échelon intermédiaire entre la commune et l’agglomération.

« Nous voulons offrir aux demandeurs des réponses là où ils choisissent d’habiter, et donc continuer à construire des logements sociaux à l’Est, et en construire plus à l’ouest », a expliqué Pierre-Alain Millet (PCF, Villeurbanne) qui a fait entendre une voix dissonante dans l’assemblée métropolitaine. Sa municipalité assume vouloir poursuivre une politique de construction de logements sociaux pour répondre aux demandes. « Près de 30 000 demandeurs sont éligibles au PLAI dont nous prévoyons de construire 1000 par an », a fait valoir l’élu vénissian. Philippe Cochet (Les Républicains) qui s’est abstenu, a demandé à ce que la collectivité renforce le soutien à la construction d’équipements publics à proportion des logements qui seront bâtis.

Le vote de ce lundi ne vaut pas adoption définitive. Chaque conseil municipal aura à présent à se prononcer, avec une possibilité d’amender le texte, avant l’enquête publique. Le PLU-H définitif sera adopté d’ici à la fin 2018 et alors mis en vigueur.

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