Chauffage urbain lyonnais : Dalkia une énième fois retenu

Publié le 19/09/2016

La filiale d’EDF a été choisie à l’issue d’un appel d’offre où le groupe, exploitant actuel du réseau lyonnais, est resté seul en lice.

Et à la fin, c’est Dalkia qui gagne ? Ce lundi, les élus métropolitain ont avalisé le choix de retenir la filiale d’EDF, comme délégataire  du marché du chauffage urbain, pour une durée de 25 ans. De choix, il n’y en avait finalement pas, puisque le dossier concurrent proposé par Engie a été jugé non conforme au cahier des charges. Pour autant, Gérard Claisse, vice-président en charge de la politique d’achat public,  a vanté « une très belle offre », faisant plus que doubler le réseau actuel (de 285 mg Watt à 525 en 2029).

86 000 logements seront au final connectés au réseau chaleur, et le réseau froid voit sa puissance multipliée par 2,7. La facture-type d’un abonné affichera un tarif inférieur de 17% à celui du chauffage collectif au gaz, de 25% au chauffage collectif fioul et de 44% au chauffage électrique. Il conduit un mix énergétique de 62% d’énergie renouvelable à terme. Le contrat prévoit aussi 285 millions d’investissements, dont le maillage des réseaux de Bron et de la Doua à celui de Lyon/Villeurbanne (2019), une nouvelle chaufferie biomasse (bois) Surville à Lyon 7e (2019), une chaufferie gaz au Carré de Soie (2027) et le démantèlement de la chaufferie Lafayette (à la Part-Dieu, 2027).

Ce pourrait être l’épilogue d’une longe saga judiciaire, commencée en 2004 par la démission du vice-président en charge du dossier, Patrick Bertrand, qui avait accusé le marché d’être « pipé ». Un nouveau marché avait ensuite été conclu puis retoqué, du fait d’une clause permettant au délégataire de se retirer en cas de recours, et de ne réaliser au final que 32% des investissements prévus.

« Espérons que l’histoire ne se répète pas, a déclaré Philippe Cochet, député-maire de Caluire (Les Républicains). On s’interroge sur le peu d’appétit de la concurrence ».  « Il n’y a que deux candidats possibles », lui a répondu Gérard Claisse, au vu de la taille du marché. Bruno Charles (EELV) a dit espérer une diminution de la part provenant de l’incinérateur, par la biométhanisation (projet de recherche Gaya) et en optimisant un jour les rejets de la vallée de la chimie.  Une baisse trop marquée de la chaleur issue des incinérateurs – la moins chère –  provoquerait une hausse des tarifs, a fait valoir le vice-président. « Ce qui dégraderait les capacités de développement du réseau ». La délibération a été adoptée à l’issue des débats.

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