Centre d’échanges de Perrache : ce qui va changer d’ici à 2019

Publié le 31/05/2016

 

Le prolongement de T2, la piétonisation de la voute ouest et l’aménagement d’une galerie sous les voies ferrées visent à faciliter les cheminements entre la place des Archives et la place Carnot.

L’opération est délicate, presque vaine. Scarifiée par les voies ferrées et l’autoroute, la Presqu’Ile ne retrouvera probablement jamais réellement son unité. L’intervention, qui va se lancer l’an prochain, vise à nouer quelques liens entre les faces nord et sud. Mais tarissement des finances publiques oblige, il n’est plus question d’un chantier de 65 ou 70 millions. La phase 1, entre 2017 et 2019, est limitée à 36 millions. Ont été repoussés à plus tard la suppression de la passerelle piétonne visible depuis la place Carnot, ou le dégagement du parvis historique de la gare, qui aurait été accessible depuis Ainay.Perrache2

Point commun entre les opérations programmées : ouvrir le centre d’échanges, dont la fréquentation pourrait doubler d’ici à 2030, portée par la montée en puissance de la Confluence qui gagnerait 6000 habitants et 12 000 emplois.

1/ Requalification de la voute ouest en mini tube mode doux

Longue de 300 mètres, elle relie la place Carnot à la place des Archives, côté Saône, débouchant précisément sur les archives municipales. Elle sera entièrement réservée aux modes doux (piétons et vélos disposant chacun d’un espace de 4 mètres de large). Particulièrement glauque, elle va retrouver de la lumière par une percée à ciel ouvert opérée sur 50 mètres, donnant une vue sur le château de Perrache. Son habillage inox contribuera aussi à changer l’ambiance intérieure.

Perrache1

Son débouché nord se fera directement sur la place Carnot et non plus sur le cours Verdun en virage. A presque mi-parcours, l’accès au métro sera possible par une nouveau passage dédié. Les voitures qui empruntaient la voute vers la Presqu’Ile historique (300 par heure de pointe) devront passer soit par le quai Rambaud, soit par la rue Delandine.

2/ Une galerie souterraine pour accéder aux quais

Telles qu’elles ont été dressées au milieu du 19e siècle, les voies sont positionnés à six mètres de hauteur. Et encore faut-il, pour accéder aux quais, monter jusqu’ à la passerelle piétonne qui lévite à 12 mètres, puis redescendre. Autant dire que le cheminement, entamé par la série d’escalators situé au bout du cours Charlemagne, est très difficile pour les personnes à mobilité réduite.

Le projet prévoit un hall d’accueil en rez-de-chaussée sur la place des Archives, d’où partiront un escalator et un ascenseur, directement vers les voies J et K (trains en provenance et à destination de Saint-Etienne). Un passage souterrain accessible par une pente douce est aussi créé, derrière le mur de soutènement, à proximité de l’université catholique. Il permet de rejoindre les quais par le sous-sol, via des escalators et des ascenseurs. Sur la place des Archives, la suppression des escalators actuels (dénommés « Goldorak » par les urbanistes) libère un espace pour une façade commerciale. Le portique reste.

3/ Prolonger T2 jusqu’à Suchet

Aujourd’hui, les deux tramways cohabitent sous les voutes, faisant station commune. Si T1 poursuit jusqu’à la Confluence et Debourg, T2 marque ici son terminus. Afin d’atténuer l’effet barrière de Perrache, il sera prolongé demain jusqu’à Suchet, provoquant la piétonisation de l’extrémité nord du cours Charlemagne. Un regret : qu’il ne poursuive pas jusqu’à l’Hôtel de Région, pour mieux desservir le centre commercial. Selon la Métropole, le surcroit de fréquences de tram aurait trop perturbé les carrefours.

Les étapes de la concertation

Réunion publique « Ouvrons Perrache », mercredi 15 juin, à 18h, à l’université catholique de Lyon (campus St-Paul)

Atelier « Traversons Perrache », mercredi 22 juin, 18h30, à la Maison de la Confluence (73 rue Smith)

Atelier « Connectons Perrache », mardi 28 juin, 18h30, à la Maison de la Confluence (73 rue Smith)

 

 

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Commentaires sur Centre d’échanges de Perrache : ce qui va changer d’ici à 2019

  • Waalain dit :

    C’est parti pour la longue litanie des automobilistes qui vont encore pleurer parce qu’on leur enlève de l’espace.

  • Bernard G. dit :

    Eh bien, @Waalain,
    il semble que votre message a réussi à tuer dans l’oeuf la « longue litanie des pleurs des automobilistes ».
    C’est bien. 🙂

  • Tang dit :

    Encore un projet mené à la sauce Collomb ! On debute un projet et on ne va pas au bout … Et puis on Donne tout du côté de la confluence … Donc rien pour cette erreur urbanistique qu’est le complexe de Perrache rien pour relier enfin la presqu’île du nord au sud … On attendra encore 20 ans pour voir cette erreur disparaître enfin !
    Donc on va se contenter seulement d’un peu de changement … Dommage !

  • Bernard G. dit :

    Bonjour

    Je crois que si par « erreur » vous entendez le machin de béton long de 250 mètres et haut de 20 au milieu du Cours de Verdun, ce n’est pas 20 ans que vous allez encore attendre sa disparition, mais au moins 50.
    C’est costaud comme un blockhaus de la 2ème guerre mondiale, vous savez ceux construits en 1943/44 et toujours sur les plages …

  • Bernard G. dit :

    Réunion d’information du 15 juin
    A été posée la question des liaisons automobiles entre sud et nord de Perrache, après réservation de la voûte ouest sous la gare Sncf et le centre d’échanges.

    Pourquoi ne pas transformer au plus vite, dans le délai du projet, fin 2019,
    la jonction du cours Suchet et de l’A7 en un vrai carrefour urbain à feux,
    permettant à une voiture sortant du cours Suchet de tourner à gauche pour monter vers Bellecour ?

    https://www.google.fr/maps/@45.7452276,4.8276068,3a,75y,357.51h,85.26t/data=!3m6!1e1!3m4!1sHdvji-vmBzvqC9osjNHlJw!2e0!7i13312!8i6656

  • mpa dit :

    Sur le croquis coloré on peut voir des « lampadaires » éclairants la voute. Cette option serait un erreur esthétique et pratique. En effet, le temps l’encrassement el les incivilités les auront vite transformés en lambeaux misérables et lépreux. Un éclairage plus lisse et intégré comme ceux des quais piétonniers du Rhône sont de loin préférables. A bons concepteurs !