Gratte-Ciel Nord : c’est comme si c’était lancé

Publié le 17/05/2016

Le dossier de réalisation de la Zac, un investissement de 95 millions d’euros, doit être voté par la Métropole le 30 mai.

Projet Gratte-Ciel (c) ANMA

Le temps administratif n’est pas celui des grues. Si Gérard Collomb et Jean-Paul Bret ont lancé aujourd’hui la « phase opérationnelle » du projet Gratte-Ciel centre-ville c’est parce que l’approbation du dossier de réalisation de la Zac (zone d’aménagement concerté) passe en conseil de Métropole le 30 mai prochain. Il s’agit de l’ultime étape administrative. On n’a jamais été aussi près de voir les grues arriver à Villeurbanne… Les premiers travaux sont prévus pour l’an prochain.

Un centre-ville avec sept hectares de plus

Rappelons que ce dossier, dont les prémices remontent à 2008, n’est pas mince : il s’agit peu ou prou de doubler la superficie du centre-ville actuel. Vont ainsi s’ajouter aux Gratte-Ciel de Lazare Goujon et Môrice Leroux sept hectares de l’autre côté du cours Emile-Zola. Dans dix ans, le quartier comptera 900 logements de plus (dont 50% de location et d’accession sociale à la propriété), 21 000 m2 de surfaces commerciales supplémentaires ainsi que 4 000 m2 de bureaux. Sans oublier les équipements publics : le nouveau lycée Pierre-Brossolette, un complexe sportif municipal, un groupe scolaire de 20 classes et un pôle petite enfance (42 berceaux). Les équipements publics, ainsi que les 120 premiers logements, font partie de la première phase du projet (livraison en 2018-2019) qui en compte trois.

La Zac représente un investissement total de 95 millions d’euros, dont 50 à la charge de la Métropole et 10 à la charge de la Ville. Sachant que Villeurbanne va également investir hors Zac 18 millions dans le projet. Soit un total de 28 millions à la charge de la commune, ce qui représente pas loin d’un an d’investissement municipal.

Quatre ans pour les premiers Gratte-Ciel

Mais le plus drôle dans cette présentation, c’est de voir côte à côte Gérard Collomb et Jean-Paul Bret tandis que l’architecte du projet, Nicolas Michelin, vante « une architecture avec une certaine retenue, extraordinaire mais pas ostentatoire » là où d’autres préfèrent « une architecture dépensière et spectaculaire ». Comme si le maire de Lyon et celui de Villeurbanne promouvaient une architecture à leur image avec d’un côté la Confluence et la nouvelle skyline de la Part-Dieu et de l’autre l’extension des Gratte-Ciel. L’enjeu étant évidemment de « prolonger sans copier ». L’architecture en gradins va demeurer afin de « reprendre la ligne de rue et la ligne de ciel » de Leroux, sans pour autant le pasticher. Si tout se passe bien, le projet devrait se terminer en 2027. Pour mémoire, les Gratte-Ciel originels avaient été conçus et construits en quatre ans (1930-1934).

Alexandre Buisine

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